Le grand livre intragroupe est le détail des positions de comptes courants entre sociétés d'un même groupe. Parmi les comptes de liaison intragroupe du plan comptable général, il est porté par le compte 451, groupe, et enregistre ce que chaque société du groupe doit aux autres, ou leur réclame, en dehors des flux commerciaux ordinaires.
Le compte 451 se ventile par contrepartie en pratique. Un groupe de six sociétés ouvre un sous-compte par entité contrepartie, afin que la position avec chacune soit lisible isolément. Sans cette ventilation, le compte affiche un solde net unique qu'aucun comptable ne peut justifier ligne à ligne, ce qui est précisément ce que demande un commissaire aux comptes lors de la revue des comptes de tiers.
Ce qui atterrit en 451 est large, et cette largeur fait la difficulté. Avances de trésorerie, remontées issues d'un dispositif de nivellement des comptes, refacturations de coûts, intérêts courus sur positions intragroupe et règlements de factures entre entités s'accumulent dans le même compte. Un seul sous-compte 451 peut porter plusieurs centaines de mouvements par an, de quatre ou cinq natures différentes.
Justifier son solde à la clôture revient donc à reconstituer un historique, mouvement par mouvement, face au compte miroir de la contrepartie. Chaque mouvement doit exister des deux côtés, au même montant et sur la même période comptable. Tout reliquat constitue un écart de réconciliation intercos qui bloque l'écriture d'élimination intragroupe.
C'est le volume à partir duquel le rapprochement manuel ne tient plus. L'agent de rapprochement des flux intercompany de Phacet confronte les deux côtés en continu plutôt qu'en fin d'exercice, documente chaque paire appariée par une piste d'audit, et ne remonte que ce qui diverge. Voir la revue de balance générale pour l'exercice de justification des comptes.