Un logiciel de consolidation est une application qui automatise la production des états financiers de groupe à partir des liasses remontées par chaque entité. Il prend en charge le retraitement des méthodes locales aux normes du groupe, la conversion des comptes, les écritures d'élimination intragroupe, la répartition des capitaux propres entre groupe et minoritaires, et la génération des états eux-mêmes.
Il se place au-dessus des ERP plutôt qu'à leur place. Chaque entité conserve son système comptable, remonte une liasse de consolidation, et l'outil agrège. Des produits établis dominent les segments mid-market et grands comptes, et ils sont réellement bons sur la partie mécanique du travail.
Ce qu'un logiciel de consolidation ne peut structurellement pas faire, c'est vérifier que les chiffres qu'il reçoit concordent entre eux. Il est conçu pour agréger des déclarations, pas pour les contester. Si l'entité A déclare 40 000 euros sur un flux et l'entité B 38 500, l'outil élimine ce qu'on lui donne et l'écart de 1 500 finit en différence inexpliquée. L'élimination s'exécute correctement sur des données d'entrée fausses.
Cette distinction compte au moment d'arbitrer un investissement. Les groupes dont la clôture multi-entités s'allonge ne le doivent presque jamais à la lenteur de leur outil. Ils le doivent à une première semaine passée à traquer un écart de réconciliation intercos entre entités avant qu'une seule liasse puisse être validée. Changer d'outil ne raccourcit pas cette semaine.
Phacet n'est pas un outil de consolidation et ne cherche pas à en concurrencer un. Il intervient en amont, sur la fiabilité de ce qui entre dans la liasse : l'agent de rapprochement des flux intercompany valide les positions réciproques avant remontée, et la consolidation des données de plusieurs ERP harmonise des entités tournant sur des systèmes différents. L'outil de consolidation travaille ensuite sur des chiffres que les deux côtés ont déjà validés.