Une société holding est une société dont l'objet principal est de détenir des titres d'autres sociétés plutôt que d'exercer une activité opérationnelle propre. Elle se situe en tête de la structure du groupe, contrôle les filiales par ses participations, et constitue l'entité qui produit normalement les comptes consolidés.
Deux formes existent, et le droit fiscal français les traite très différemment. Une holding passive, ou pure, se borne à gérer son portefeuille : elle perçoit des dividendes et exerce ses droits d'associé, rien de plus. Une holding animatrice participe activement à la conduite de la politique du groupe et rend des services effectifs à ses filiales, généralement en matière de direction, de finance, de juridique ou d'informatique.
La distinction n'a rien de cosmétique : elle conditionne plusieurs régimes fiscaux significatifs. Le caractère animateur est requis pour bénéficier de certains dispositifs sur les biens professionnels, notamment en matière de pacte Dutreil et d'IFI, et c'est un point fréquemment examiné en contrôle. La preuve attendue est factuelle et non statutaire : conventions de prestations, procès-verbaux de conseil, factures de services réellement rendus, et démonstration que les filiales ont reçu une contrepartie. Une holding qui se dit animatrice dans ses statuts sans produire ces éléments est le cas de redressement classique.
Cette exigence probatoire est la même que celle qui gouverne les management fees : la refacturation doit correspondre à un service réel, distinct du contrôle que l'actionnaire exerce sur son propre investissement. Les deux questions s'examinent ensemble en pratique.
Une holding concentre par ailleurs les flux : elle facture les filiales, encaisse des dividendes, et centralise souvent les paiements et la trésorerie. Chacun de ces flux crée une opération intragroupe qui doit se refléter des deux côtés. Voir le routage des factures groupe et holding pour le traitement opérationnel des factures entrantes au niveau du groupe.