Une opération intragroupe est un flux de biens, de services, de fonds ou de coûts entre deux entités appartenant au même groupe. Elle est réelle pour chaque entité prise isolément, et elle doit disparaître au niveau du groupe : un groupe ne peut pas se vendre à lui-même, se prêter à lui-même ni se facturer une marge à lui-même.
Les principaux types sont récurrents et identifiables. Ventes de marchandises ou de prestations entre entités. Frais de gestion (management fees) facturés par une holding à ses filiales. Coûts partagés refacturés : loyers, informatique, masse salariale. Prêts intragroupe et comptes courants d'associés. Redevances de marque ou de licence technologique.
Toute opération intragroupe obéit au principe du miroir. Si l'entité A enregistre une créance de 40 000 euros sur l'entité B, l'entité B doit enregistrer une dette de 40 000 euros envers l'entité A, sur la même période, avec le même libellé. Les deux côtés sont portés dans des comptes réciproques (comptes de liaison, comptes courants groupe) censés se neutraliser. Quand ce n'est pas le cas, le groupe a un écart de réconciliation intercos à traiter avant de pouvoir clôturer.
Deux disciplines s'appliquent ensuite au même flux. Les prix de transfert déterminent si le prix pratiqué entre entités est défendable face à l'administration fiscale, au sens de l'article 57 du CGI. La consolidation détermine si le flux est correctement neutralisé par une écriture d'élimination intragroupe. Les deux supposent que l'opération soit d'abord enregistrée à l'identique des deux côtés.
L'agent de rapprochement des flux intercompany de Phacet ingère les grands livres de chaque entité, rapproche les écritures correspondantes par le sens plutôt que par numéro de référence, et remonte les paires en désaccord en exceptions priorisées. Couplé à la consolidation de données multi-ERP, il transforme une relance manuelle entre comptables en liste d'exceptions à revoir. Voir aussi le rapprochement des factures intercompagnies pour la vue processus.