La fraude au faux RIB est une attaque d'ingénierie sociale dans laquelle un fraudeur substitue les coordonnées bancaires légitimes d'un fournisseur ou d'un salarié par un RIB frauduleux, amenant l'entreprise victime à virer des fonds directement sur le compte de l'attaquant. C'est la forme de fraude financière aux entreprises la plus répandue en France, avec des pertes moyennes dépassant 50 000€ par incident.
Le vecteur d'attaque est d'une simplicité trompeuse. Un fraudeur se fait passer pour un fournisseur, un dirigeant ou un représentant RH et demande une mise à jour de coordonnées bancaires, typiquement par e-mail. Si l'équipe finance ou comptabilité traite ce changement sans vérification systématique, le prochain paiement vers ce fournisseur ou salarié part sur le mauvais compte. La récupération est rarement possible une fois le virement exécuté.
L'exposition est structurelle, pas un défaut d'attention. Dans des workflows comptabilité fournisseurs à fort volume, traiter les demandes de changement de RIB manuellement et de façon cohérente est opérationnellement insoutenable. Les équipes finance ne peuvent pas appeler chaque fournisseur pour vérifier chaque mise à jour de coordonnées. Et pourtant, les conséquences d'un seul changement non vérifié peuvent être catastrophiques.
La couche de contrôle interne de Phacet adresse la fraude au faux RIB au niveau processus. Chaque demande de changement de coordonnées bancaires est automatiquement signalée pour vérification systématique avant application, croisée avec les données fournisseurs connues, les patterns de communication et l'historique des paiements. Aucune mise à jour de RIB ne procède sans étape de validation documentée, créant une piste d'audit traçable qui rend le contrôle à la fois auditable et défendable.
Combiné aux contrôles avant paiement sur l'ensemble du workflow de règlement, Phacet s'assure que le DAF n'est plus le dernier rempart humain entre une demande frauduleuse et un virement irrévocable. Le système vérifie avant qu'il ait à le faire.