Les comptes consolidés sont l'ensemble des états qui présentent un groupe de sociétés comme une entité économique unique, comme si les frontières juridiques entre ses entités n'existaient pas. Ils constituent le livrable du processus de consolidation des comptes, tandis que la consolidation désigne le travail qui les produit.
Cinq états composent un jeu complet. Chacun remplit une fonction précise et aucun n'est facultatif :
- le bilan consolidé, présentant actifs et passifs du groupe après élimination des positions internes
- le compte de résultat consolidé, répartissant le résultat entre part du groupe et intérêts minoritaires
- le tableau des flux de trésorerie consolidé, retraçant l'origine et l'emploi réels de la trésorerie du groupe
- le tableau de variation des capitaux propres, incluant la réserve issue de la conversion des comptes
- l'annexe, qui expose le périmètre de consolidation, les méthodes retenues et les engagements significatifs
En France, une société commerciale qui contrôle une ou plusieurs entités doit établir des comptes consolidés, avec une exemption pour les petits groupes restant sous les seuils réglementaires de total de bilan, de chiffre d'affaires et d'effectif. Les groupes cotés appliquent les IFRS ; les groupes non cotés peuvent appliquer le référentiel français du règlement ANC 2020-01.
L'annexe mérite une attention particulière, car elle porte ce que les chiffres seuls ne montrent pas : quelles entités sont entrées ou sorties du périmètre dans l'année, quelle méthode s'applique à chacune, et comment les comparatifs ont été retraités. Un commissaire aux comptes la lit en premier.
La fiabilité de l'ensemble dépend de ce qui s'est passé des mois plus tôt, dans les entités. Phacet travaille à ce niveau : la consolidation des données de plusieurs ERP donne une base commune, et la fiabilité des données de clôture détermine si les états reposent sur des chiffres validés ou seulement déclarés.