Une table de correspondance des plans comptables est le référentiel qui relie chaque compte du plan comptable local d'une entité à un compte du plan de groupe, afin que des entités utilisant des référentiels différents puissent être agrégées en un jeu unique de chiffres. C'est la couche de traduction de tout groupe multi-entités.
Le besoin naît d'un constat simple : les plans comptables sont nationaux, et souvent propres à l'entreprise. Une filiale française impute sur le plan comptable général, une filiale allemande sur un plan SKR, une filiale américaine sur un plan généré par son ERP lors du paramétrage. Une même facture d'électricité peut ainsi porter trois numéros de compte différents à l'intérieur du même groupe, sans qu'aucune des trois imputations soit fautive.
Les tables de correspondance se dégradent de trois façons reconnaissables, et aucune ne déclenche d'erreur. Un compte est créé localement pour suivre un point particulier et n'est jamais ajouté à la table : il tombe alors dans un compte par défaut, ou nulle part. Un compte est remappé lors d'un projet sans que l'exercice précédent soit retraité : les comparatifs bougent en silence. Deux comptes locaux de nature différente sont mappés vers le même compte groupe, ce qui fusionne une information qui aurait dû rester séparée.
Ce que coûte réellement un compte non mappé se voit à la clôture. Un montant qui atterrit dans un compte par défaut doit être identifié, retracé jusqu'à l'entité qui l'a imputé, compris, puis réaffecté à la main, généralement pendant les jours où personne n'a le temps de le faire. L'erreur n'est jamais détectée par l'outil de consolidation lui-même : l'outil agrège ce qu'on lui donne, sans juger de la pertinence de l'imputation.
Phacet travaille au-dessus des systèmes comptables plutôt qu'à l'intérieur. La consolidation des données de plusieurs ERP lit chaque entité dans son propre format et produit une base commune sans migration, tandis que le rapprochement sémantique reconnaît les éléments équivalents entre grands livres structurés différemment, au lieu de s'appuyer sur les seuls numéros de compte.