L'intégration globale est la méthode appliquée aux entités placées sous le contrôle exclusif de la société mère. Elle reprend 100 pour cent des actifs, des dettes, des produits et des charges de la filiale dans les comptes du groupe, ligne à ligne, quel que soit le pourcentage réellement détenu. La part revenant aux autres actionnaires est ensuite isolée sur une ligne distincte, les intérêts minoritaires, tant dans les capitaux propres que dans le résultat.
La logique est que c'est le contrôle, et non la détention, qui détermine ce que le groupe présente. Si la mère détient 70 pour cent d'une filiale et la contrôle exclusivement, le groupe commande 100 pour cent du chiffre d'affaires de cette entité et 100 pour cent de ses actifs. Il les affiche donc en totalité, puis indique que 30 pour cent des capitaux propres et du résultat appartiennent à un tiers.
C'est la méthode par défaut du périmètre de consolidation, et en volume elle porte l'essentiel de la charge d'élimination. Puisque chaque ligne de la filiale est intégrée, chaque flux interne entre cette filiale et le reste du groupe apparaît deux fois dans l'agrégat et doit être neutralisé en totalité par une écriture d'élimination intragroupe : tout le solde réciproque, tout le produit interne, toute la marge interne.
Intégrer en totalité, c'est aussi s'exposer en totalité à la mauvaise donnée. Quand une entité est mise en équivalence, une erreur de données affecte une ligne. Quand elle est intégrée globalement, l'erreur se propage dans tous les agrégats publiés par le groupe. Un écart non rapproché de 1 500 euros ne reste pas petit : il gonfle simultanément les produits et les charges et fausse la marge du groupe.
C'est pourquoi Phacet place le contrôle avant l'agrégation plutôt qu'après. L'agent de rapprochement des flux intercompany valide les positions réciproques sur toutes les entités intégrées globalement et remonte les écarts en exceptions avant remontée des liasses, chacun documenté par une piste d'audit traçable.